Glossaire



Liste de termes

Amputation abdomino-périnéale du rectum (AAP)
Intervention chirurgicale consistant en une résection du rectum et de l'anus avec fermeture du périnée entraînant une colostomie définitive. Elle est généralement réalisée en cas de cancer du rectum/de l'anus en position très basse.

Abcès
Accumulation localisée de pus dans une cavité. Par exemple, un diverticule ou un abcès anastomotique. Les symptômes incluent une douleur et une fièvre due à l'infection.

Absorption
Les liquides et nutriments digérés sont absorbés dans le sang via le système gastrointestinal. Une maladie ou une intervention chirurgicale peut affecter la capacité de l'organisme à absorber les nutriments et les liquides.

Accessoires
Les accessoires facilitent l'entretien de la stomie. Ils englobent des produits tels que des ceintures, des protecteurs convexes, des étuis pour poches, des fermetures/clips pour poches, des sprays, des crèmes, des anneaux/joints hydrocolloïdes, des poudres, des pâtes, des désodorisants, des solvants et des bandes adhésives. Ils n'englobent pas la poche de stomie ni le protecteur cutané/anneau.

Procédure ICA
Voir Irrigation colique antérograde.

Adénocarcinome
Tumeur maligne de l'épithélium glandulaire. 95 % des cancers du gros intestin sont des adénocarcinomes.

Adénome
Tumeur bénigne des cellules de l'épithélium glandulaire se développant dans l'intestin.

Adhérences
Formation interne de tissu cicatriciel après une intervention ou une septicémie. Ces bandes de tissu cicatriciel fibreux entraînent une adhérence entre deux surfaces, par exemple, des boucles de l'intestin, qui devraient normalement être séparées.

Traitement adjuvant
Type de traitement visant à compléter un autre traitement. Un traitement adjuvant peut être administré avant ou après l'intervention dans le traitement du cancer de l'intestin, par exemple, une chimiothérapie. Voir Traitement néo-adjuvant, Chimiothérapie, et Radiothérapie.

Tractus digestif
Voir Système gastrointestinal.

Dermite allergique de contact
La pathogenèse des réactions allergiques est généralement divisée en quatre types, de I à IV. La dermite allergique de contact est une réaction de type IV, à savoir une hypersensibilité retardée. Dans ce cas, l'allergène est une substance chimique suffisamment petite pour traverser la barrière extérieure de la peau (Lyon et Smith, 2001).

Allergie
Réaction modifiée de l'organisme (sous la forme d'une hypersensibilité) à un antigène en réaction à une première exposition. Une fois établie, cette hypersensibilité entraînera une réaction inflammatoire lors de toute exposition ultérieure à l'agent responsable, p. ex., le latex.

Anémie
Pathologie caractérisée par un déficit en globules rouges, en hémoglobine ou en volume total du sang. Ses symptômes englobent la léthargie, la fatigue et l'essoufflement.

Canal anal
Le canal anal, long de 2 à 3 cm, se trouve entre le rectum et l'anus et est formé par les bords supérieurs des sphincters internes et externes et du muscle pubo-rectal.

Fissure anale
Fissure dans la muqueuse et la peau du canal anal. Généralement causée par le passage de selles dures en cas de constipation, elle entraîne douleurs et saignements.

Sphincter anal
Composé des sphincters internes (muscles lisses) et externes sphincters (muscles constricteurs striés), il permet de contrôler l'émission de selles.

Anastomose
Connexion chirurgicale de deux sections d'intestin. Une anastomose peut être suturée manuellement ou agrafée à l'aide d'agrafes chirurgicales.

Anisme
Contraction involontaire du sphincter anal.

Irrigation colique antérograde (ICA)
L'ICA utilise une stomie pseudo-continente.

Cette procédure est généralement réalisée chez les enfants atteints de trouble de la continence. Ces troubles peuvent inclure des malformations congénitales, telles que le spina bifida, l'imperforation anale, l'incontinence de longue durée et la constipation. Elle est désormais également utilisée chez l'adulte dans la prise en charge de la dysfonction intestinale.

Il s'agit d'une technique chirurgicale consistant à réimplanter une extrémité de l'appendice dans le cæcum (sans permettre de reflux) et à aboucher l'autre extrémité à la paroi abdominale afin de former une stomie continente. Cela forme un canal cathétérisable, qui facilite l'administration d'une irrigation antérograde afin de vider le côlon.

Résection antérieure
Ablation chirurgicale d'une partie ou de l'intégralité du rectum et du côlon sigmoïde. Les résections antérieures sont souvent classées comme hautes ou basses en fonction du site du cancer.

  • Une résection antérieure haute désigne l'ablation du tiers supérieur/central du rectum et de la partie inférieure du côlon sigmoïde.
  • Une résection antérieure basse désigne l'ablation du tiers inférieur et central du rectum. Une poche colique peut être formée lors de cette intervention, à la discrétion du chirurgien.
  • Des degrés variables de dysfonction intestinale peuvent survenir à la suite d'une résection antérieure, p. ex., incontinence, diarrhée et constipation.
  • Une iléostomie en boucle temporaire peut également être nécessaire pour protéger l'anastomose, mais elle est plus fréquente en cas de résection antérieure basse.

Anus
Évacuation naturelle du système gastrointestinal, qui permet d'éliminer les matières fécales.

AAP
Voir Amputation abdomino-périnéale du rectum.

Appendicectomie
Ablation chirurgicale de l'appendice.

Appendicite
Inflammation de l'appendice.

Appendicostomie
Ouverture chirurgicalement pratiquée dans l'appendice. Voir Irrigation colique antérograde.

Appendice
Partie « aveugle » du cæcum.

Dispositifs
Voir Dispositifs pour stomie.

Avulsion
Arrachage de l'embouchure de l'iléostomie dû à un traumatisme.

Bactéries
Organismes unicellulaires microscopiques. Certaines bactéries sont inoffensives, voire bénéfiques, tandis que d'autres peuvent provoquer une infection.

Ballonnement (d'un dispositif de stomie)
Survient lorsqu'une poche de stomie portée par le patient se remplit de flatuosité. Survient généralement si un filtre est obstrué ou inefficace ou en l'absence de filtre sur la poche.

Lavement baryté
Examen radiologique au cours duquel un produit de contraste (baryum) est introduit dans l'intestin afin de permettre la visualisation de l'iléon, du côlon et du rectum à des fins diagnostiques.

Protecteur cutané
Partie d'un dispositif deux pièces qui adhère à la peau péristomiale et à laquelle la poche est fixée.

Bénin
Non cancéreux/non malin.

Tumeur bénigne
Excroissance tissulaire non cancéreuse qui ne se propage pas vers d'autres régions de l'organisme.

Bile
Liquide produit par le foie, stocké dans la vésicule biliaire et utilisé dans l'intestin grêle pour décomposer les graisses. Les sels biliaires sont réabsorbés dans l'iléon terminal. Le volume quotidien de production de bile se situe en moyenne entre 600 et 1 000 ml.

Biofeedback
Procédure non chirurgicale axée sur la rééducation des muscles du plancher pelvien. Elle englobe l'évaluation et l'éducation du patient en vue de la prise en charge de la constipation et de l'incontinence.

Biopsie
Procédure diagnostique consistant à prélever chirurgicalement un échantillon de tissu dans une région du corps et à l'examiner au microscope. La plupart des biopsies sont réalisées pour déterminer si une excroissance de tissu observée est maligne ou bénigne.

Vessie
Sac membraneux situé à l'intérieur de la cavité pelvienne et servant au stockage temporaire de l'urine. La vessie est normalement compliante et peut contenir en moyenne 400 ml d'urine.

Cancer de la vessie
Excroissance maligne dans la vessie. Les cancers de la vessie se forment généralement dans les cellules transitionnelles de la vessie (cellules tapissant la vessie).

Ces tumeurs peuvent être classifiées en fonction de la forme de leur croissance : tumeurs papillaires (lésion semblable à une verrue attachée à une tige) ou non papillaires. Les tumeurs non papillaires sont beaucoup plus rares, mais elles sont également plus agressives et associées à un pronostic plus défavorable.

À l'instar de la plupart des autres cancers, sa cause exacte est incertaine.

Le cancer de la vessie présente cinq stades :
Stade 0 : lésions in situ ou non invasives limitées à la muqueuse vésicale.
Stade I : la tumeur traverse la muqueuse, sans atteindre la couche musculaire.
Stade II : la tumeur envahit la couche musculaire.
Stade III : la tumeur dépasse la couche musculaire pour se propager dans les tissus entourant la vessie.
Stade IV : le cancer atteint les ganglions lymphatiques régionaux ou des sites distants (métastases).
Le cancer de la vessie se propage aux organes voisins, notamment la prostate, l'utérus, les uretères et le rectum.

Borborygmes
Gargouillements excessifs émis par l'intestin, par exemple, en cas d'occlusion intestinale et de syndrome du côlon irritable.

Intestin
L'intestin se divise en deux parties :
l'intestin grêle : voir Duodénum, Jéjunum et Iléon.
le gros intestin : voir Côlon et Rectum.

Bricker/Intervention de Bricker
Voir Urostomie.

Caecostomie
Ouverture dans le cæcum généralement utilisée pour la décompression du gros intestin en cas d'occlusion. Très rarement utilisée comme stomie.

Caecum
Première section du côlon/gros intestin, de 10 à 15 cm de long, située dans la partie inférieure droite de l'abdomen. Le cæcum contient la valvule iléo-colique et l'appendice.

Cancer
Désigne la prolifération anormale et incontrôlée de cellules, susceptible de détruire et d'envahir les tissus organiques adjacents ou de se propager à d'autres endroits du corps (métastases secondaires). En temps normal, les divisions et réplications cellulaires s'effectuent de manière à compenser la perte cellulaire. Dans de rares cas, cette division présente une anomalie et une cellule folle, potentiellement maligne, est produite. Elle n'est pas identifiée par le système immunitaire et continue à se diviser pour produire des millions de cellules indésirables et ainsi détruire les cellules normales de l'organisme.

Tête de méduse
Terme décrivant une coloration bleutée-violacée de la peau provoquée par la dilatation des veines cutanées autour de la stomie. Elle est généralement due à une hypertension portale (parfois observée chez un patient en stade terminal en présence de métastases hépatiques).

Carboxyméthylcellulose (CMC)
Polysaccharide extrait de fibres végétales qui absorbe l'humidité et forme un gel. Il s'agit d'un composant du protecteur cutané de la stomie, également utilisé dans certains aliments et médicaments.

Cathéter
Tube en plastique/silicone/caoutchouc, qui permet l'injection ou le drainage de liquides.

Dermite irritative (chimique)
Inflammation de la zone de peau péristomiale due à une réaction toxique directe avec des fuites urinaires/fécales, un désodorisant pour stomie ou des solvants.

Chimiothérapie
Pharmacothérapie cytotoxique utilisée pour maîtriser ou éliminer une maladie existante et réduire le risque de récidive du cancer. Elle peut être administrée par diverses voies, notamment la voie orale ou intraveineuse.

Dermite papillomateuse chronique
Verrues/nodules gris apparaissant sur la peau autour d'urostomies en réaction à une irritation causée par l'urine. Également appelée hyperplasie pseudo-épithéliomateuse. Disparaît spontanément en quelques semaines en cas d'interruption du contact avec l'urine.

CMC
Voir Carboxyméthylcellulose.

Colectomie
Ablation chirurgicale d'une partie ou de l'intégralité du côlon/gros intestin. Cette procédure peut nécessiter la réalisation d'une stomie en fonction de l'évolution de la maladie, de l'état physique et des préférences du patient/chirurgien.

Colectomie subtotale : ablation chirurgicale d'une partie du côlon avec une anastomose ou une iléostomie temporaire/ permanente.
Colectomie totale : ablation chirurgicale de l'intégralité du côlon avec une anastomose iléorectale ou une iléostomie.
Proctocolectomie : ablation chirurgicale du côlon et du rectum avec iléostomie permanente. En association avec un réservoir iléo-anal, une iléostomie en boucle temporaire peut être nécessaire. Voir Réservoir iléo-anal.
Proctocolectomie complète : ablation chirurgicale du côlon, du rectum et de l'anus entraînant une iléostomie permanente.

Les autres résections coliques englobent :
Colectomie sigmoïde : ablation chirurgicale du côlon sigmoïde.
Hémicolectomie droite : ablation chirurgicale du côlon ascendant.
Hémicolectomie droite étendue : ablation chirurgicale du côlon ascendant et d'une partie ou de l'intégralité du côlon transverse.
Hémicolectomie gauche : ablation chirurgicale du côlon descendant.
Hémicolectomie gauche étendue : ablation chirurgicale du côlon descendant et d'une partie ou de l'intégralité du côlon transverse/sigmoïde.
Intervention de Hartmann : voir Intervention de Hartmann.
Résection antérieure haute : voir Résection antérieure.
Résection antérieure basse : voir Résection antérieure.

Colostomie
Une colostomie est un abouchement chirurgical du côlon/gros intestin. L'intestin traverse ainsi la paroi abdominale et est suturé à la peau. Une colostomie peut être réalisée dans le côlon ascendant, transverse, descendant ou sigmoïde, bien que les sites de colostomie les plus courants soient le côlon sigmoïde (fosse iliaque gauche) et transverse (quadrant supérieur droit). La colostomie dévie le flux de selles par la stomie, où elles sont recueillies dans une poche.

La stomie ne possédant pas de terminaisons nerveuses, tout traumatisme de la stomie sera indolore mais nocif, p. ex., lésion due à un dispositif de stomie inadapté.

Fonctionnement de la colostomie
Une colostomie commence généralement à fonctionner 2 à 5 jours après l'intervention. L'émission, le volume et la consistance des selles varient selon les patients et l'emplacement de la stomie dans le côlon. Ainsi, une colostomie pratiquée dans le côlon distal entraînera des selles de consistance plus épaisse et de volume réduit par rapport à une colostomie dans le côlon proximal. Il existe fréquemment une « phase d'adaptation », qui peut durer plusieurs semaines. En moyenne, une personne disposant d'une colostomie doit remplacer/vider sa poche deux fois par jour.

Irrigation de colostomie
Méthode de prise en charge intestinale adaptée aux colostomies sigmoïdes/descendantes, visant à réguler l'émission de selles et à assurer la continence entre les procédures.

L'irrigation est administrée par le patient lui-même à travers la colostomie (toutes les 24 à 48 heures) et permet d'éviter l'utilisation d'un dispositif de stomie de taille normale. Un bouchon de stomie est généralement suffisant. Il convient de consulter un médecin avant l'éducation et la formation à la procédure.

Conduit
Canal ou tuyau pour le transport de liquides.

Maladie congénitale
Pathologie survenant pendant le développement du fœtus ou à la naissance, par exemple, imperforation anale ou maladie de Hirschprung.

Constipation
Défécation rare et irrégulière, avec une émission de selles dures et sèches, difficiles à expulser

Dérivation urinaire continente
Voir Procédure de Mitrofanoff, Poche de Kock.

Convexité (dispositifs de stomie convexes)
La convexité est définie par la courbure externe d'un protecteur cutané. La convexité assure un contact continu entre la peau et le système de poche.

Une fois en contact avec la peau, la convexité exerce une pression sur la zone péristomiale afin d'assurer une éversion partielle d'une stomie rétractée ou à fleur de peau. Cela permet d'assurer une bonne étanchéité et d'éviter les fuites.

Les produits convexes sont divisés en dispositifs à une et deux pièces, fabriqués dans des matériaux souples ou rigides. La profondeur disponible varie entre 2 et 7 mm.

Les patients doivent être attentivement évalués pour une utilisation appropriée des produits convexes rigides, uniquement sous la supervision d'une infirmière stomathérapeute formée. Il arrive que des produits convexes, rigides et profonds entraînent des troubles cutanés dans la zone péristomiale, tels que des plaies de pression ou un pyoderma gangrenosum.

DPC
Voir Dermite papillomateuse chronique.

Maladie de Crohn
Maladie inflammatoire affectant une partie quelconque du système gastrointestinal entre la bouche et l'anus.

Urétérostomie cutanée
Les uretères sont amenés directement à la surface de la peau afin d'évacuer l'urine. Ce type de déviation est principalement réalisé chez les bébés ou les enfants de manière temporaire, en attendant la réalisation d'une intervention majeure. Il peut également servir de mesure palliative chez les patients en phase terminale présentant une obstruction des uretères, p. ex. en raison de tumeurs, et lorsque l'insertion de sondes de néphrostomie est impossible.

Vésicostomie cutanée
Dérivation urinaire, directement de la vessie vers la surface de la peau. Plus courante chez les nourrissons et les jeunes enfants, car leur vessie est en position plus abdominale que chez l'adulte. La vessie est mobilisée à mi-chemin entre l'ombilic et la symphyse pubienne. La muqueuse vésicale est suturée à la peau et une poche est mise en place.

Cystectomie
Ablation totale ou partielle de la vessie, entraînant une stomie urinaire ou une dérivation urinaire continente.

Fibrose kystique
Atteinte multiviscérale d'origine génétique considérée comme un trouble primaire des glandes exocrines et muqueuses. Chez le nouveau-né, cette maladie entraîne un méconium très épais et tenace. Elle peut provoquer une occlusion intestinale susceptible de nécessiter l'intervention de stomie.

Défécation
Évacuation des selles par le rectum. Ce réflexe est déclenché par la distension de la paroi rectale, qui stimule les mécanorécepteurs musculaires et entraîne la contraction des muscles rectaux.

Stomie de dérivation
Iléostomie ou colostomie réalisée pour dévier le flux des selles loin d'un segment lésé ou pathologique de l'intestin ou d'une anastomose nouvellement formée.

Dermite
Voir Dermite allergique de contact, Dermite irritative (chimique) et Dermite papillomateuse chronique.

Derme
Couche de peau située sous l'épiderme.

Tumeurs desmoïdes
Tumeurs des tissus fibreux susceptibles de se développer sur la paroi abdominale antérieure, d'étiologie inconnue, qui surviennent chez quelque 9 % des patients atteints de polypose adénomateuse familiale. Elles ne développent pas de métastases mais peuvent atteindre une taille variable. En raison de leur masse et de leur emplacement, elles peuvent nécessiter une intervention si elles s'avèrent symptomatiques, p. ex. en cas d'occlusion intestinale (Phillips 2001).

Diarrhée
Caractérisée par un volume accru de selles liquides et aqueuses ou un plus grand nombre de selles molles ou informes en 24 heures.

Digestion
Transformation des aliments en substances absorbables dans le système gastrointestinal. La digestion est accomplie par la décomposition mécanique et chimique des aliments en petites molécules, qui peuvent ensuite être absorbées dans la circulation sanguine.

Dilater
Étirer/élargir une zone sténosée de la lumière intestinale, p. ex. une stomie ou une anastomose.

Distal
Sous le point de référence. L'anus est distal par rapport au rectum.

Distension
Gonflement excessif de l'intestin par la présence de gaz/liquides/selles. Les causes de distension englobent l'occlusion intestinale, la constipation, le syndrome du côlon irritable et l'abdomen aigu.

Maladie diverticulaire (diverticulose/diverticule/diverticulite)
Pathologie entraînant la formation de petits sacs ou de poches dans la paroi du gros intestin. Les facteurs favorisants comprennent une élévation de la pression intraluminale due à une alimentation pauvre en fibres. Fréquente dans le côlon descendant/sigmoïde à partir de l'âge mûr. Le terme « diverticulite » est utilisé lorsque les poches ou sacs sont enflammés ou infectés. Les complications de la maladie diverticulaire englobent la formation d'une fistule, un abcès, une sténose, une hémorragie ou une perforation entraînant une péritonite. Ces complications peuvent nécessiter une intervention, voire la réalisation d'une stomie.

Stomie double
Voir Fistule muqueuse.

Stomie à double ouverture (Paul Mickulitz)
Ce type de stomie peut être formée à partir de l'iléon ou du côlon. L'intestin est coupé et les extrémités proximale et distale sont abouchées à une ouverture dans la paroi abdominale puis suturées à la peau de manière à former deux stomies côte à côte, prises en charge comme une seule stomie.

Classification de Duke
La classification de Duke est très fréquemment utilisée pour définir la progression du cancer colorectal.

Elle utilise les stades A à D.
A : le cancer est limité à la paroi intestinale.
B : le cancer a traversé la paroi intestinale.
C : le cancer a atteint les ganglions lymphatiques.
D : le cancer s'est propagé à d'autres endroits, généralement le foie.

Duodénum
Première section de l'intestin grêle, du pylore au jéjunum, atteignant environ 25 cm. Il joue un rôle essentiel dans la digestion en raison des enzymes provenant du foie/de la vésicule biliaire et du pancréas. La principale fonction du duodénum consiste à neutraliser les acides gastriques, à émulsifier les graisses et à absorber les glucides.

DXT
Voir Radiothérapie.

Dyspepsie
Synonyme d'indigestion ou de brûlures d'estomac.

Dysplasie
Modification anormale de cellules matures indiquant le risque de développement d'un cancer. Elle peut être classifiée comme dysplasie légère, modérée ou sévère.

Élimination
Processus d'excrétion des déchets métaboliques du sang via les reins.

;Stomie terminale
Procédure consistant à extérioriser une seule extrémité de l'intestin afin de former une stomie. Elle peut être formée dans l'intestin grêle ou le gros intestin.

Endoscopie
Terme général désignant les examens visuels du tractus gastrointestinal à l'aide d'un endoscope souple à fibre optique. Cet examen peut être réalisé à des fins diagnostiques ou thérapeutiques. Il vise à identifier la cause d'un saignement, d'une diarrhée, d'une douleur abdominale et/ou d'une constipation ainsi qu'à détecter des signes de cancer, des saignements, une inflammation, des excroissances anormales et des ulcères.

Alimentation par sonde entérale
Lorsque l'alimentation par voie orale ne permet pas de répondre aux besoins nutritionnels du patient, une alimentation par sonde entérale peut s'avérer nécessaire. Cela consiste à introduire des nutriments (via une sonde) dans le tractus gastrointestinal par quatre voies principales :

Nasogastrique : par le nez et dans l'estomac.
Nasoduodénale : par le nez et dans le duodénum.
Gastrostomie : par la paroi abdominale et dans l'estomac.
Jéjunostomie : par la paroi abdominale et dans le jéjunum.

Enzyme
Un enzyme est un catalyseur biologique, qui modifie la vitesse d'une réaction chimique sans être lui-même modifié.

Épiderme
Couche externe non vascularisée de la peau.

Épithélium
Couche cellulaire superficielle recouvrant les surfaces internes et externes du corps, comprenant des couches cutanées, muqueuses et séreuses.

Érosion
Désigne la dégradation progressive de l'épiderme. La peau sera excoriée, humide et présentera des saignements. L'érosion n'atteint pas le derme et guérit sans cicatrice.

Érythème
Terme désignant la rougeur cutanée due à la congestion des capillaires.

Évacuation
Vidange de la vessie ou de l'intestin (élimination).

Exciser
Couper/retirer chirurgicalement un organe, p. ex. une partie d'intestin ou de vessie.

Excoriation
Terme utilisé dans le cadre des soins de la stomie pour décrire une perte superficielle de peau autour de la stomie. Elle entraîne une perte d'intégrité de la peau, qui suinte et saigne.

Exentération (pelvienne)
Ablation chirurgicale radicale d'une partie ou de l'intégralité de la cavité pelvienne.

L'étendue de la maladie déterminera la portée de l'intervention. Par exemple, une exentération pelvienne totale pourrait impliquer l'ablation de la vessie, des uretères inférieurs, de l'urètre, du vagin, des ovaires, trompes de Fallope, du côlon, du rectum, de l'anus, des ganglions lymphatiques pelviens et de l'ensemble du péritoine pelvien.

Impaction fécale
L'impaction fécale, due à une constipation chronique, entraîne une forte dilatation du côlon. Elle peut être traitée à l'aide d'un traitement conservateur et/ou d'une intervention.

Sang occulte dans les selles
Voir SOS.

Fèces
Déchets solides à semi-solides excrétés par l'anus. Les matières fécales se constituent essentiellement de pigments biliaires, de mucus, de minéraux non absorbés, de graisses non digérées, de cellulose, de cellules épithéliales desquamées, de potassium, de sodium, de bicarbonate et d'eau. Elles se composent de trois quarts d'eau et d'un quart de matières solides. La quantité de fèces évacuées est d'environ 150 à 250 g par jour.

Polypose adénomateuse familiale (PAF)
Maladie héréditaire entraînant le développement d'un grand nombre (100–1 000) de polypes pré-malins dans le gros intestin dès la puberté. Ils deviennent malins en l'absence de traitement. Le traitement englobe l'ablation chirurgicale du côlon et du rectum.

Fibre
Fibres alimentaires non digestibles. L'apport quotidien recommandé de fibres est de 18 à 30 g. Les fibres alimentaires sont nécessaires à une alimentation équilibrée chez toutes les personnes, équipées d'une stomie ou non, mais elles doivent être consommées avec prudence en présence d'une iléostomie.

Il existe deux formes de fibres :

  • les fibres solubles sont hydrophiles et se transforment en gel pendant la digestion. Cela ralentit la digestion et accélère l'absorption des nutriment dans l'estomac et l'intestin. Elles sont présentes dans le son d'avoine, l'orge, les noix, les graines, les haricots, les lentilles, les pois et certains fruits et légumes.
  • Les fibres non solubles sont présentes dans les aliments tels que le son de blé, les légumes et les grains entiers. Elles semblent accélérer le passage des aliments dans l'estomac et l'intestin et améliorent le transit intestinal.

Fistule
Passage ou communication anormale entre un organe épithélialisé interne et la surface de la peau ou entre deux organes épithélialisés internes.
Structures concernées :

  • Colo - : côlon
  • Entéro- : intestin grêle
  • Vésico- : vessie
  • Vaginal : vagin
  • Cutané : peau
  • Recto- : rectum
    p. ex., une fistule colovaginale fait communiquer le gros intestin et le vagin.

Les causes courantes de fistules sont la maladie diverticulaire, la maladie de Crohn et la radiothérapie. La plupart des fistules sont une complication chirurgicale, plus courante chez les patients dénutris.

Anneau
Voir Protecteur et Protecteur cutané.

Flatuosité
Flatulences/gaz formés dans le gros intestin en raison de l'action des bactéries sur des aliments non digérés. Nous produisons entre 400 ml et 2 l de gaz en 24 heures.

Stomie à fleur de peau
Stomie dont la muqueuse se trouve au même niveau que la peau, sur une partie ou la totalité de sa circonférence. Une stomie peut être à fleur de peau en raison de la technique chirurgicale ou de difficultés (p. ex., mobilisation médiocre de l'intestin et/ou tension excessive des sutures au niveau de la couche de fascia), d'un cancer récidivant ou d'une prise de poids.

Cela peut entraîner des problèmes d'étanchéité, notamment en cas d'iléostomie ou d'urostomie, en raison de la nature liquide des émissions. Il existe divers produits de stomie pour la prise en charge de ce problème.

SOS (sang occulte dans les selles)
Présence de sang microscopique dans les selles.

Folliculite
Lésions pustulaires et inflammation observées au niveau des follicules pileux entourant la stomie.

Vésicule biliaire
Sac piriforme de 7 à 10 cm de long, servant de réservoir à bile.

Gastrique
Relatif à l'estomac.

Réflexe gastrocolique
Réflexe déclenché par l'entrée d'aliments dans l'estomac, entraînant une contraction de l'iléon terminal et l'entrée des selles dans le cæcum. En réaction, un mouvement massif dans l'intestin fait avancer les selles vers le rectum, sur une distance pouvant atteindre 30 cm. Ce réflexe se déclenche après les repas, mais il est particulièrement notable le matin.

Système gastrointestinal (tractus GI/tractus digestif/système digestif)
Le système gastrointestinal commence à la bouche et se termine à l'anus. Il fait 6 à 7 mètres de long. Sa fonction principale est de digérer, d'absorber, de stocker et d'évacuer.

Gastroscopie
Inspection du tractus gastrointestinal supérieur, notamment de l'œsophage, de l'estomac et du duodénum.

Gélatine
Protéine extraite de la peau, des sabots et des os d'animaux. Il s'agit d'une fine poudre blanche qui absorbe l'humidité et forme un gel. Elle est utilisée dans certains aliments et médicaments, ainsi que dans les protecteurs cutanés pour stomie.

Granulomes
Terme décrivant de petits nodules rouges sur la stomie ou la peau péristomiale. Elles sont généralement causées par une irritation locale provoquée par les dispositifs de stomie, les sutures et/ou la fuite d'effluent.

Gorge
Voir Œsophage.

Intestin
Voir Système gastrointestinal.

Hémorroïdes
Commonly known as piles. Les hémorroïdes sont des coussinets anaux engorgés et déplacés. Ces coussinets contribuent normalement à fermer le canal supérieur et inférieur et à assurer la continence. Les hémorroïdes sont causés par la constipation, les efforts à la selle et la grossesse. Ses symptômes incluent des saignements et une gêne.

Intervention de Hartmann
Lors de cette intervention, la partie atteinte du côlon distal est excisée. L'extrémité proximale du côlon descendant ou sigmoïde est amenée à la surface de l'abdomen afin de former une colostomie terminale. Le moignon rectal est suturé/agrafé et laissé à l'intérieur. La colostomie peut être permanente ou temporaire. Cette intervention est généralement pratiquée en cas de maladie diverticulaire compliquée ou de cancer colorectal.

Hémicolectomie
Voir Colectomie.

Hernie (hernie parastomale)
Faiblesse de la couche musculaire pouvant permettre la protrusion d'organes internes. Une hernie parastomiale apparaît sous la forme d'un bourrelet autour de la stomie. Ce bourrelet contient des boucles d'intestin qui traversent le fascia autour de la stomie et pénètrent dans le tissu sous-cutané. Elle peut être causée par la technique chirurgicale, la faiblesse musculaire et la toux/les efforts.

La hernie parastomiale est une complication courante, qui peut survenir des semaines, des mois, voire des années après l'intervention de stomie.

Le patient souffre fréquemment d'une gêne, a des problèmes pour s'habiller et porter des dispositifs de stomie et est généralement dérangé par l'apparence de la hernie.

La prise en charge peut inclure l'utilisation d'un soutien abdominal, des conseils en matière de dispositifs, voire une réparation chirurgicale.

Dans de rares cas, il peut arriver que la hernie se complique si le segment d'intestin s'étrangle. Le patient présentera des symptômes d'abdomen aigu (occlusion intestinale, intestin ischémique, douleur abdominale, distension, vomissements) et nécessitera une intervention en urgence.

Maladie de Hirschsprung
Maladie due à l'absence de cellules ganglionnaires (neurones) autonomes dans le gros intestin. Cela empêche le péristaltisme dans cette partie de l'intestin (spastique). Environ 75 % des cas sont limités au segment recto-sigmoïde (maladie de Hirschsprung court-segment), 10 % touchent la totalité du côlon (maladie de Hirschsprung long-segment). Cette maladie se déclare généralement pendant la période néonatale (80 %) en raison de l'absence ou du retard de passage du méconium. Chez le bébé, elle s'accompagne généralement d'une distension abdominale accrue et de vomissements et nécessite une intervention pour corriger l'occlusion. Les nourrissons atteints auront besoin d'une stomie temporaire, mais une deuxième intervention sera réalisée quelques mois plus tard afin d'exciser le segment spastique (aganglionnaire) de l'intestin et d'« étendre » l'intestin sain jusqu'à l'anus.

Les enfants atteints de la forme court-segment de la maladie ont un bon pronostic. En cas de forme long-segment (aucune cellule nerveuse dans le côlon), il est probable que l'enfant doive garder une iléostomie pendant plus longtemps, en fonction de ses progrès.

La maladie de Hirschsprung touche une naissance sur 5 000 et est plus courante chez les garçons que chez les filles 4:1.

Histologie
Examen microscopique de la structure des cellules et tissus à des fins diagnostiques.

HNPCC (cancer colorectal héréditaire sans polypose)
Anomalie génétique à transmission dominante prédisposant au cancer colorectal. 80 % des personnes porteuses du HNPCC risquent de développer un cancer.

Hydrocolloïde
« Hydro » signifie « eau » ; « colloïde » désigne une solution stable de particules dans de l'eau. Il s'agit d'une substance carboxyméthylcellulose synthétique liée avec des copolymères, de la gélatine, de la pectine et/ou du coton. Les particules absorbent l'eau et forment un gel. Les hydrocolloïdes sont utilisés dans les secteurs pharmaceutique, cosmétique et chimique. Les hydrocolloïdes jouent un rôle important dans la fabrication des protecteurs cutanés pour stomie.

Conduit iléal
(Urostomie/Bricker ou intervention de Bricker)
Voir Urostomie.

Réservoir iléo-anal
(poche iléo-anale, anastomose iléo-anale avec réservoir (IPAA), proctocolectomie restauratrice)
Il s'agit d'une intervention chirurgicale facultative concernant essentiellement les patients atteints de colite ulcérative et de polypose adénomateuse familiale. Elle consiste à exciser le côlon et le rectum et à former un réservoir à l'aide de l'iléon distal. La configuration du réservoir est variable selon les préférences du chirurgien. Les plus courantes sont le réservoir en J et en W. Le réservoir est alors connecté/anastomosé à l'anus pour rétablir la continuité de la fonction intestinale. Pour faciliter la cicatrisation post-opératoire, le patient peut avoir besoin d'une iléostomie en boucle temporaire.

Fonctionnement d'un réservoir iléo-anal
Après la mise en place du réservoir et après rétablissement de la continuité de la fonction intestinale, le nombre d'évacuations du réservoir varie d'un patient à l'autre. La fréquence moyenne des défécations/vidanges du réservoir se situe entre 4 et 8 par 24 heures. Elles seront plus fréquentes lors des premiers mois jusqu'à ce que le réservoir iléal se soit adapté à sa nouvelle fonction. Les patients doivent généralement prendre des anti-diarrhéiques pour contrôler la défécation.

L'évacuation fécale provenant directement de l'intestin grêle, une irritation cutanée et un endolorissement de la région périanale sont fréquents. Il est donc recommandé de nettoyer la zone anale après chaque évacuation du réservoir. Des crèmes protectrices pour la peau peuvent également être appliquées pour éviter l'irritation cutanée dans cette région.

Valvule iléo-colique
La valvule iléo-colique est une valvule unidirectionnelle située à la jonction entre l'iléon et le côlon. Elle régule la vidange dans le côlon et empêche le reflux de son contenu dans l'intestin grêle.

Iléostomie
Une iléostomie est un abouchement chirurgical dans l'intestin grêle, l'iléon. Dans la plupart des cas, le chirurgien utilise une partie de l'iléon terminal (dernière section de l'intestin grêle) pour former la stomie. L'iléon est passé à travers la paroi abdominale, modelé par éversion pour former un bec et suturé à la peau. L'émission et la consistance varient selon l'emplacement de la stomie dans l'intestin grêle. Une poche de stomie est mise en place pour recueillir les selles. La stomie ne possédant aucune terminaison nerveuse, tout traumatisme de la stomie sera indolore mais nocif, p. ex., lésion due à un dispositif de stomie inadapté.

Obstruction d'une iléostomie
Une iléostomie peut cesser de fonctionner en raison d'une obstruction due à des adhérences ou à des aliments non digérés. Le patient peut souffrir de douleur abdominale, de distension, de nausées et de vomissements. Les émissions de la stomie seront minimes ou inexistantes. La prise en charge englobe une alimentation uniquement liquide, la relaxation et le massage abdominal. Une obstruction provoquée par des aliments se résout généralement spontanément, mais si les symptômes persistent, le patient peut devoir être hospitalisé pour subir un traitement conservateur ou chirurgical.

Fonctionnement de l'iléostomie
Une iléostomie commence généralement à fonctionner dans les 48 à 72 heures suivant l'intervention. L'effluent initial est habituellement visqueux, vert et luisant. Cette émission n'indique pas nécessairement le rétablissement du péristaltisme ; il peut s'agir de liquide accumulé dans l'intestin grêle distal. Une fois le péristaltisme rétabli, il est possible que l'émission de la stomie soit assez importante pendant une certaine période.

C'est ce que l'on appelle généralement la « phase d'adaptation ». Pendant cette période, le volume d'émission peut dépasser 1 000 ml par jour. La raison physiologique de cette phase à fortes émissions réside dans la perte de la surface absorbante du côlon, associée au facteur de retard normalement associé à la valvule iléo-colique. Il est très important de surveiller le patient pendant cette période (bilan hydrique et électrolytique).

Pendant quelques jours ou semaines après l'intervention, l'intestin grêle proximal augmente l'absorption de liquides. Le volume d'émission diminue progressivement et les selles s'épaississent jusqu'à atteindre la consistance du dentifrice. Cette évolution peut varier en fonction des quantités et du type d'aliments et de boissons consommés. Après cette période d'adaptation, la quantité d'émissions moyenne d'une iléostomie passe à 500-800 ml par 24 heures. Une iléostomie fonctionne de manière intermittente pendant la journée. L'effluent d'une iléostomie contient des enzymes et risque d'entraîner une excoriation et une sensibilité au toucher en cas de contact avec la peau péristomiale.

Iléon
Dernier segment de l'intestin grêle, et le plus long. Long d'environ 4 m, il s'étend du jéjunum (section centrale de l'intestin grêle) à la valvule iléo-colique, où il rejoint l'intestin grêle.

C'est là que les liquides, les nutriments et la vitamine B12 sont absorbés et qu'environ 90 % des sels biliaires conjugués sont réabsorbés. Les troubles de l'iléon entraînent des problèmes d'absorption et des carences en vitamine B12 . Un déséquilibre liquidien dû à la diarrhée survient en cas de malabsorption et de présence de sels biliaires dans le gros intestin qui entravent l'absorption de l'eau.

Iléus
Voir Iléus paralytique.

Imperforation anale
Mauvais positionnement ou malformation de l'ouverture anale chez un nouveau-né. L'imperforation anale touche un nouveau-né sur 4 000. Sa cause est inconnue. Ces enfants peuvent également présenter d'autres anomalies congénitales, telles que des fistules (fistules recto-urétrales chez les garçons, recto-vestibulaires chez les filles). D'autres malformations, notamment au niveau vertébral ou cardiaque, ainsi qu'une atrésie œsophagienne, sont fréquemment associées à cette pathologie. L'incidence de problèmes rénaux et vésicaux augmente proportionnellement à la sévérité de l'imperforation anale, allant de 5-20 % avec des lésions légères et 60-90 % avec des lésions importantes.

Les bébés atteints de cette pathologie auront besoin d'une intervention chirurgicale afin de pratiquer une ouverture (anus) pour permettre le passage des selles. Cela nécessite dans un premier temps la formation d'une stomie, suivie d'une chirurgie reconstructrice en fonction de la sévérité de l'atteinte.

Indigestion
La gêne/douleur du système digestif, variable d'une personne à l'autre, est liée à son alimentation ainsi qu'à son état physique et psychologique. Également appelée « brûlures d'estomac ».

Infection
Invasion de l'organisme par divers agents (bactéries, champignons, protozoaires, virus, vers) et réaction de l'organisme à ces agents ou à leurs toxines. Les infections sont sub-cliniques jusqu'à ce qu'elles affectent la santé, lorsqu'elles se transforment en maladies infectieuses. Une infection peut être locale (p. ex. abcès), limitée à un système organique (p. ex. poumons en cas de pneumonie) ou généralisée (p. ex. septicémie). Les agents infectieux peuvent pénétrer dans l'organisme par inhalation, ingestion et transmission ou contamination d'une plaie. L'organisme réagit par une élévation des leucocytes, la production d'anticorps ou d'antitoxines et fréquemment par une hausse de température.

Inflammation
Réaction de l'organisme à une infection, une irritation ou une autre lésion. Les symptômes englobent rougeur, chaleur, gonflement, douleur et dysfonction.

Maladie inflammatoire intestinale
La maladie inflammatoire intestinale est un terme générique recouvrant deux pathologies : la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse (CU). Il n'existe aucune cause définitive, son étiologie est incertaine et elle apparaît généralement chez des sujets jeunes. Les symptômes fréquents sont la douleur abdominale, la perte de poids, la diarrhée, la présence de mucus, et l'anorexie. La maladie inflammatoire intestinale est caractérisée par des rémissions et des récidives. La majorité des cas est pris en charge par un traitement conservateur, mais une intervention chirurgicale peut parfois être nécessaire.

La maladie de Crohn affecte une partie quelconque du tractus gastrointestinal entre la bouche et l'anus. Elle peut toucher toutes les couches de la paroi intestinale avec une inflammation aiguë et chronique entraînant fissures, fistules, abcès et sténoses. Des portions non continues (lésions non systématisées) de l'intestin (intestin grêle et côlon) peuvent être affectées, les segments les plus fréquemment touchés étant l'iléon terminal et le côlon ascendant. Le tabagisme s'est révélé être un facteur de risque de récidive de la maladie de Crohn. La prise en charge médicale et la chirurgie peuvent soulager les symptômes, mais cette maladie est actuellement incurable.

La colite ulcéreuse est confinée au côlon et au rectum. Elle apparaît généralement au niveau du rectum et se propage de manière continue et proximale. L'inflammation entraîne une diarrhée sanguinolente, ainsi qu'une défécation impérieuse et fréquente. Si une intervention chirurgicale est nécessaire, il est possible d'effectuer une intervention restauratrice, par exemple, un réservoir iléo-anal.

Poche interne
Désigne toute forme de réservoir/poche interne formée chirurgicalement afin d'assurer l'évacuation/élimination.

Bactéries intestinales
L'intestin, en particulier le côlon, contient des millions (plus de 400 espèces) de bactéries utiles qui aident le processus digestif et assurent la fonction intestinale. Les bactéries anaérobies présentes dans le côlon permettent de putréfier les protéines restantes et les résidus non digestibles. Cette action bactérienne génère également des gaz intestinaux.

(Bactéries courantes : Escherichia coli, Aerobacter aerogenes, Clostridium perfigens, et Lactobacillus bifidus.)

Gaz intestinaux
Voir Flatuosité.

Sécrétions intestinales
Ces sécrétions sont nécessaires à la digestion. Leur principale caractéristique est leur teneur élevée en enzymes de la digestion. Les sécrétions pénètrent dans le duodénum depuis le pancréas, le foie et les glandes de la paroi intestinale.

Les sécrétions pancréatiques possèdent une concentration élevée en bicarbonate et donc un pH alcalin (qui neutralise l'acide provenant de l'estomac) ; les enzymes de la digestion secrétées par le pancréas sont la trypsine (digestion des protéines), l'amylase (digestion des amidons) et la lipase (digestion des graisses).

La bile (secrétée par le foie et stockée dans la vésicule biliaire) contient le cholestérol et la lécithine (émulsification des graisses), deux types de sels biliaires. Les sécrétions des glandes intestinales se constituent de mucus, qui protège le duodénum contre l'acide chlorhydrique, les hormones, les électrolytes et les enzymes.

Intestin
Partie du tractus digestif, allant de l'estomac à l'anus.

Intussusceptions
Désigne l'invagination d'une partie de l'intestin sur lui-même. Les symptômes cliniques (douleur colique et selles de type « gelée de groseilles rouges »), associés à un examen physique et radiographique, contribuent à diagnostiquer cette pathologie. Elle peut survenir à tout âge, mais plus de 60 % des cas surviennent entre la naissance et l'âge de 4 ans.

Irrigation
Nettoyage de l'intestin par l'instillation d'eau via la stomie/le rectum. Il existe deux types d'irrigation : l'irrigation colique antérograde et l'irrigation du côlon.

Syndrome du côlon irritable (SCI)
Trouble courant caractérisé par les symptômes suivants : crampes, douleur abdominale, ballonnements et transit intestinal erratique. Sa cause est inconnue, mais il est généralement associé au stress et à l'anxiété ou consécutif à une infection intestinale sévère. On ne détecte aucune pathologie structurale à l'examen.

Ischémie
Mauvaise irrigation sanguine d'une région en raison d'une sténose ou d'une obstruction des vaisseaux sanguins qui l'alimentent, p. ex. stomie ischémique/nécrotique.

Jéjunostomie
Une jéjunostomie est une ouverture pratiquée chirurgicalement dans le jéjunum, qui traverse ainsi la paroi abdominale et est suturé à la peau. Ce type de stomie est relativement rare, mais peut être indiqué en cas de maladie de Crohn étendue ou d'ischémie. Une poche de stomie à grande capacité sera requise pour cette stomie.

Fonctionnement de la jéjunostomie
En général, une jéjunostomie fonctionnera immédiatement. En raison de l'émission d'un grand volume de selles très liquides (4–12 l par 24 heures), une nutrition parentérale de complément est nécessaire. Ce phénomène est dû au fait qu'une absorption digestive normale ne peut pas avoir lieu dans l'iléon.

Jéjunum
Section centrale de l'intestin grêle, allant du duodénum à l'iléon. Elle mesure environ 3 mètres de long. Le jéjunum est principalement responsable de l'absorption des nutriments.

La plupart des graisses, des protéines et des vitamines absorbées dans le jéjunum, ainsi que tous les glucides restants qui n'ont pas déjà été absorbés dans l'estomac ou le duodénum. Environ 3 à 3,5 l de fluides intestinaux sont secrétés dans le jéjunum par 24 heures.

Gomme karaya
Produite en Inde, il s'agit d'un polysaccharide extrait de l'arbre Sterculia urens. La gomme karaya exerce une action de tampon spécifique, qui maintien le pH de la peau à un niveau légèrement acide (4,5–4,7). Grâce à son excellente capacité de rétention d'eau, elle est utilisée pour améliorer la consistance des crèmes glacées, des saucisses et du pain, ainsi que comme substance active de la pâte karaya et du protecteur cutané karaya pour l'entretien des stomies.

Reins
Voir Voies urinaires.

Poche de Kock (iléostomie continente)
Construction chirurgicale d'une poche/d'un réservoir interne. La poche interne permet de stocker les selles et d'éviter de devoir porter une poche de stomie permanente. Après une proctocolectomie complète, environ 45 cm d'iléon distal sont utilisés pour former la poche. Ensuite, un canal d'évacuation avec valve-mamelon est créé à l'aide de l'iléon terminal. Cette valve vise à assurer la continence. Le canal d'évacuation traverse la paroi abdominale, jusqu'à la surface du corps, pour former une petite stomie à fleur de peau. La poche est vidangée en insérant un cathéter par la stomie jusqu'à la poche. Le cathéter ouvre la valve-mamelon et le contenu de la poche est évacué.

Même s'il n'est pas nécessaire d'utiliser un dispositif pour stomie, un bouchon de stomie ou un pansement peut être nécessaire pour absorber le mucus de la stomie. La poche de Kock ne constitue pas un traitement de première ligne lorsque la création d'une poche interne est possible (voir réservoir iléo-anal), mais elle peut être proposée aux patients dont les sphincters anaux ont été excisés.

Poche de Kock (urostomie continente)
Réservoir urinaire de Kock :

développé comme variante de l'iléostomie continente de Kock. Le réservoir est situé dans la cavité abdominale et 60 à 80 cm de l'iléon sont utilisés pour créer le réservoir. Une valve d'intussusception parachève le mécanisme de continence au site de la stomie. Une deuxième valve-mamelon est fabriquée à l'autre extrémité de l'iléon et les uretères sont implantés ; cette deuxième valve vise à empêcher le reflux dans les uretères.

Lacération (de la stomie)
Désigne une coupure/déchirure de la stomie, généralement due à la friction exercée par le dispositif de stomie ou à la suite d'un traumatisme de la stomie. Elle prend généralement la forme d'une décoloration linéaire blanche à jaunâtre dans la muqueuse de la stomie.

Elle peut être suffisamment sévère pour pénétrer ou fistuler la paroi intestinale, mais elle est généralement superficielle. En raison de l'absence de terminaisons nerveuses dans la stomie, le patient ne peut ressentir aucune douleur.

Laparoscopie
Examen ou intervention chirurgicale utilisant un type d'endoscope (laparoscope) inséré à travers la paroi abdominale par de petites incisions. L'intervention, réalisée sous contrôle vidéo, permet de limiter le traumatisme et la douleur post-opératoire et de raccourcir la durée de l'hospitalisation. Diverses interventions chirurgicales (colectomie, formation de stomie, ICA) peuvent désormais être réalisées de cette manière dans certains centres spécialisés.

Laparotomie
Incision chirurgicale de la paroi abdominale pratiquée lors d'interventions exploratoires d'urgence et d'interventions colorectales électives.

Gros intestin
Le gros intestin commence à la valvule iléo-colique, se termine à l'anus, et fait environ 1,5 m de long. Ses principales fonctions sont l'absorption des liquides et électrolytes, le mélange et la propulsion du contenu de l'iléon terminal vers l'anus, le stockage et la défécation. Il produit également du mucus pour faciliter le passage des selles et héberger les bactéries intestinales chargées de la décomposition des glucides complexes et de la synthèse des vitamines B et K.

Foie
Organe le plus volumineux du corps (jusqu'à 2 kg), le foie joue un rôle vital dans la digestion. De couleur rouge foncé, il occupe la partie supérieure droite de la cavité abdominale, juste sous le diaphragme. Irrigué par l'artère hépatique et la veine porte, il renvoie le sang dans la circulation systémique par le biais des veines hépatiques.

C'est un organe complexe qui assure de nombreuses fonctions métaboliques et digestives. Il est ainsi responsable de la production de bile ; du métabolisme des glucides, protéines, graisses, stéroïdes et minéraux ; du stockage des vitamines ; de la coagulation et de la détoxification. Le foie transforme également les sucres en glycogène, qu'il conserve jusqu'à ce qu'il soit utilisé.

La production et la sécrétion de bile sont des processus hépatiques continus. Les sels biliaires, la substance la plus abondamment secrétée dans la bile, sont produits par les cellules hépatiques. Les sels biliaires agissent principalement pour émulsifier les globules de graisse afin de les réduire à une taille minuscule en vue de faciliter la digestion et de favoriser l'absorption des lipides (cholestérol et acides gras) par la muqueuse intestinale. Environ 94 % des sels biliaires sont réabsorbés dans l'iléon terminal ; ces sels sont alors retournés au foie dans le sang de la veine porte. Le volume quotidien de production de bile est de 600 à 1 000 ml en moyenne.

Colostomie en boucle
Une colostomie en boucle est formée dans le gros intestin, généralement au niveau du côlon transverse (quadrant supérieur droit) ou sigmoïde (fosse iliaque gauche).

Iléostomie en boucle
Une iléostomie en boucle est formée dans l'intestin grêle, généralement dans l'iléon terminal (fosse iliaque droite).

Stomie en boucle
Une boucle d'intestin est sortie par une ouverture chirurgicale pratiquée dans la paroi abdominale. Cela permet de dériver le flux de selles à distance d'un intestin pathologique, traumatisé ou obstrué ou d'une anastomose.

Lorsque la stomie est formée, l'intestin n'est pas complètement divisé, mais ouvert le long de la surface antérieure. Les bords ouverts subissent ensuite une éversion et sont suturés à la peau. Cette stomie possède deux ouvertures distinctes (l'ouverture fonctionnelle proximale et l'ouverture non fonctionnelle distale) qui restent connectées par la section postérieure intacte de la paroi intestinale.

Les stomies en boucle sont parfois maintenues en place par un soutien ou une tige en plastique, en caoutchouc ou en verre. Le soutien ou la tige empêche la rétraction de la stomie et reste en place 5 à 10 jours après l'intervention.

Lors de la formation d'une stomie en boucle, il est possible que des selles débordent de l'ouverture fonctionnelle proximale dans l'ouverture non fonctionnelle distale. Ce phénomène ne cause généralement pas de problème, mais doit être clairement expliqué au patient.

Une stomie en boucle peut être temporaire ou permanente. Une stomie en boucle peut être formée lors d'une intervention chirurgicale majeure (laparotomie) ou mini-invasive (laparoscopie). 

Macération
Excoriation et suintement de la peau péristomiale.

Malignité
Synonyme de cancer.

Méconium
Premières selles d'un nouveau-né.

Iléus méconial
Impossibilité pour le nouveau-né d'excréter le méconium (selles) par défécation normale. Ce phénomène peut entraîner une occlusion ou perforation intestinale, ainsi qu'une péritonite, qui nécessite une intervention chirurgicale.

Mégacôlon
Terme décrivant diverses pathologies entraînant une dilatation excessive du côlon, p. ex., maladie de Hirschsprung et/ou maladie inflammatoire intestinale. En l'absence de traitement, il peut prédisposer à la perforation.

Mésentère
Double couche de péritoine entourant la majeure partie de l'intestin grêle et le fixant à la paroi abdominale postérieure. Le mésentère contient les vaisseaux sanguins et les fibres nerveuses qui alimentent l'intestin grêle.

Métastases (secondaires)
Propagation de cellules cancéreuses depuis leur site initial. Les cellules d'une tumeur maligne primitive peuvent ainsi envahir la circulation sanguine ou le système lymphatique, ce qui leur permet d'atteindre un nouveau site et d'y former une tumeur secondaire.

Le site métastatique le plus courant en cas de cancer colorectal est le foie. En cas de cancer de la vessie, il s'agit de la prostate, de l'utérus, des uretères et du rectum.

Mini bouchon
Voir Bouchon de stomie.

Procédure de Mitrofanoff
Procédure ainsi nommée en l'honneur du Dr Paul Mitrofanoff, qui fut le premier, en 1980, à fixer l'appendice à la vessie à l'aide d'une valve anti-reflux.

La procédure de Mitrofanoff comporte cinq éléments :

  1. Un petit conduit (généralement l'appendice) est amené au niveau de la peau afin de former une stomie permettant aux patients de se cathétériser eux-mêmes.
  2. Une connexion appelée « clapet » est formée chirurgicalement entre la vessie et le tube implanté afin d'empêcher les fuites d'urine.
  3. Cela permet de disposer d'un réservoir à faible pression suffisamment volumineux pour permettre aux patients de disposer d'une vie sociale acceptable entre deux cathétérisations.
  4. Pour protéger les reins contre un reflux d'urine à haute pression, les uretères sont rattachés à la vessie à l'aide d'une technique de valve anti-reflux.
  5. Le réservoir est vidé par cathétérisation intermittente régulière par le patient lui-même ou le soignant.

IRM (imagerie par résonance magnétique)
Technique d'imagerie sophistiquée utilisée pour produire des images en coupe transversale du corps. Fréquemment utilisée pour évaluer le stade et planifier le traitement des cancers du rectum.

Jonction muco-cutanée
Jonction suturée d'une stomie entre l'intestin (muqueuse) et la peau (cutanée).

Muqueuse
Voir Membrane muqueuse.

Émission de mucus
Du mucus apparaît naturellement à la surface d'une stomie ou dans l'urine après la formation d'un conduit iléal. Une quantité variable de mucus peut être émise par voie rectale après une dérivation du côlon (p. ex., résection antérieure/intervention de Hartmann) ou par une fistule muqueuse. Une augmentation du mucus peut être observée en présence d'une maladie intestinale active (p. ex., cancer et maladie inflammatoire intestinale). La consistance de ces sécrétions peut aller d'une substance jaune, épaisse et malodorante à un liquide limpide.

Fistule muqueuse
Si une anastomose primaire est contre-indiquée ou chirurgicalement impossible pendant l'intervention intestinale, les deux extrémités de l'intestin seront extériorisées. L'extrémité proximale formera la stomie fonctionnelle et assurera le passage des selles. L'extrémité distale traverse la paroi abdominale afin de former une stomie non fonctionnelle appelée « fistule muqueuse ». Cette intervention peut être réalisée dans l'intestin grêle ou le gros intestin.

La fistule muqueuse peut se situer près de la stomie proximale, dans la ligne de suture abdominale ou ailleurs dans l'abdomen. Elle émet des glaires séreuses et des selles retenues. Une fistule muqueuse peut être permanente ou temporaire et nécessite l'utilisation d'un bouchon de stomie ou d'un petit pansement.

Membrane muqueuse
Membrane sécrétant du mucus et tapissant le tractus gastrointestinal.

Mucus
Le mucus est produit et secrété naturellement par les glandes qui tapissent la paroi intestinale. Il forme une barrière et agit comme un lubrifiant pour le passage des selles. Il s'agit généralement d'un liquide visqueux et limpide, qui peut contenir des enzymes et exerce une fonction protectrice. La quantité produite augmente en cas d'inflammation et/ou d'infection.

Nausée
Besoin ou envie de vomir. Elles se manifestent généralement par des sensations de spasmes à l'arrière de la gorge, au niveau épigastrique et dans la région abdominale. Les nausées sont généralement prises en charge en soulageant ou en corrigeant leur cause.

Nécrose
Voir Nécrose de la stomie.

Entérocolite nécrosante (NEC)
Cette pathologie touche les bébés prématurés. Elle peut entraîner une nécrose, une gangrène et, dans des cas extrêmes, la mort. Les bébés présentant des symptômes d'occlusion nécessitent une laparotomie en urgence pour identifier et exciser l'intestin nécrosé, ce qui entraîne la formation d'une iléostomie temporaire.

Traitement néo-adjuvant
Administration d'agents thérapeutiques avant un traitement principal.

Œsophage
Également appelé « gorge ». Ce canal s'étend du pharynx à l'estomac et fait environ 23 cm de long.

Épiploon
Partie du mésentère, divisée en grand épiploon et petit épiploon.

Le petit épiploon désigne la partie du mésentère attachant la petite courbure de l'estomac au foie et au diaphragme.

Le grand épiploon désigne la partie du mésentère attachant la grande courbure de l'estomac au côlon transverse et à la paroi abdominale postérieure.

Il est également appelé « tablier graisseux » car il pend devant l'estomac, là où de grandes quantités de graisse s'accumulent entre ses plis.

Stomisé(e)
Personne possédant une stomie.

Stomie
Ouverture chirurgicalement pratiquée pour l'excrétion des matières fécales (colostomie, iléostomie) ou de l'urine (urostomie), pouvant être temporaire ou permanente.

Effet « pancake » (d'un dispositif de stomie)
Désigne la présence de selles en haut de la stomie, qui ne tombent pas au fond de la poche. Apparaît généralement en cas de colostomie. Survient lorsque le filtre de la poche de stomie élimine tout l'air contenu dans le dispositif, ce qui crée une « mise sous vide » du dispositif, qui se colle à la muqueuse de la stomie.

Ce problème n'est pas facile à résoudre, mais l'utilisation d'un couvercle adhésif au-dessus du filtre peut généralement limiter le problème.

Pancréas
Organe glandulaire et linguiforme situé sous et derrière l'estomac. Il fait environ 18 cm de long et pèse quelque 100 g. Le pancréas a une fonction exocrine et endocrine. Le volume quotidien moyen de sécrétions pancréatiques se situe entre 700 et 1 000 ml.

Fonction exocrine :
Il joue un rôle essentiel dans la digestion en libérant des sucs pancréatiques, qui pénètrent le duodénum via le canal pancréatique. Ces sécrétions exocrines sont inodores, incolores, aqueuses et alcalines (pH de 8,3). Les principaux composants des sucs pancréatiques sont l'eau (97 %) et le bicarbonate. Des électrolytes tels que le sodium et le potassium sont également présents en grandes concentrations, ainsi que le calcium et le chlorure, en concentrations plus réduites. Les sucs pancréatiques contiennent également des enzymes impliqués dans la digestion des graisses, des protéines et des glucides dans l'intestin grêle.

Fonction endocrine :
Les îlots de Langerhans dans le pancréas secrètent des produits endocriniens : insuline, glucagon, somatostatine et hormones polypeptidiques, qui jouent un rôle important dans la régulation du métabolisme glucidique. Ces substances sont libérées dans les capillaires environnants, se déversent dans la veine porte, et sont distribuées aux cellules cibles du foie afin d'entrer dans la circulation systémique.

Proctocolectomie complète
Voir Colectomie.

Iléus paralytique
Désigne la perte de motilité intestinale (péristaltisme). Il se manifeste par l'absence de gargouillements intestinaux et de défécation. Le patient peut ressentir des douleurs de type colique/spasmodique d'intensité variable, une distension, des nausées et des vomissements en jet.

Après une intervention chirurgicale, le péristaltisme reprend généralement dans l'intestin grêle dans les 48 heures et dans le côlon, dans les 72 heures.  Néanmoins, l'iléus peut être prolongé après une intervention de longue durée ou une manipulation intestinale importante.

Parastomial
À côté de la stomie.

Pectine
Polysaccharide extrait du citron, de la pomme, de l'orange ou du raisin. La pectine absorbe l'humidité et forme un gel. Elle est utilisée dans l'alimentation, les cosmétiques, les médicaments et les pâtes et protecteurs cutanés pour stomie.

Péristaltisme
Contractions musculaires successives, involontaires et spasmodiques le long de la paroi intestinale. Ces contractions propulsent les produits de la digestion le long du tractus gastrointestinal.

Péristomial
Zone située juste autour de la stomie.

Complications péristomiales
Voir Complications de la stomie.

Péritoine
Membrane séreuse tapissant une grande partie de la cavité abdominale et recouvrant la plupart des organes abdominaux. Feuille de tissu souple maintenant les organes digestifs en place et amenant les nerfs, les vaisseaux sanguins et les vaisseaux lymphatiques aux organes.

Le péritoine qui recouvre les organes abdominaux est appelé « péritoine viscéral » ; celui qui tapisse la cavité abdominale est appelé « péritoine pariétal ».

Péritonite
Inflammation de la cavité péritonéale, incluant le chorion, le mésentère et l'épiploon. Elle peut être localisée ou généralisée.

La péritonite localisée implique l'inflammation transmurale de l'intestin (p. ex., appendicite, diverticulite). Elle peut évoluer en péritonite généralisée suite à une perforation de l'intestin (p. ex., appendice/diverticule perforé). Dans cette situation, le pronostic vital est mis en jeu.

Les symptômes courants sont la douleur, les nausées, la fièvre, la distension abdominale et des difficultés à évacuer selles et flatulences. Le traitement s'effectue par antibiotiques et/ou chirurgie.

Rectum fantôme
Sensation douloureuse ressentie dans le périnée. Elle peut survenir après une excision abdomino-péritonéale du rectum.

Hémorroïdes
Voir Hémorroïdes.

Polyisobutylène (PIB)
Polymère hydrophobe caoutchouteux, souple et transparent à jaunâtre. Très gluant, il possède une viscosité élevée. Il n'absorbe pas l'eau et ne s'y dissout pas. Le PIB se lie au protecteur cutané, lui confère une solidité interne et l'aide à adhérer à une peau sèche. Il est également utilisé dans le chewing gum.

Polypes (intestinaux)
Petites excroissances de taille et de forme variables dans l'intestin. Ils peuvent être plats (sessiles) ou pédiculés (se projetant de la muqueuse). Généralement bénins, ils peuvent toutefois devenir malins au bout d'une longue période (5 à 10 ans). Les polypes intestinaux sont plus courants après l'âge mûr.

Il est conseillé aux patients de subir une colonoscopie de routine après 50 ans afin d'exciser les polypes et de les examiner au microscope afin de détecter toute évolution maligne. Les éventuels symptômes peuvent inclure des saignements, des douleurs et une modification du transit intestinal, en fonction de l'emplacement et de la taille du polype.

Poche (externe)
Terme décrivant un dispositif pour stomie ou une poche de stomie. Elle est portée au-dessus d'une stomie afin de recueillir les selles ou l'urine.

Pochite
Inflammation du réservoir iléo-anal. Sa cause est inconnue, mais on pense qu'elle est due à une prolifération bactérienne. Elle est plus courante lorsque le réservoir a été formé pour une colite ulcéreuse et peut toucher 20 à 35 % des patients.

Les symptômes englobent la diarrhée, les saignements, la fièvre et un malaise général. Cette pathologie répond bien aux stéroïdes et aux antibiotiques par voie orale. La chirurgie peut toutefois être indiquée dans de très rares cas pour exciser le réservoir iléo-anal et former une iléostomie permanente.

Prébiotiques
Ingrédients alimentaires non digestibles exerçant un effet bénéfique pour l'intestin. Ils stimulent la croissance de certaines bactéries intestinales, p. ex., le fructose favorise la fermentation des bifidobactéries.

Pré-malignité
Désigne une pathologie qui n'est pas encore maligne mais qui peut le devenir en l'absence de traitement.

Probiotiques
Les probiotiques sont des micro-organismes vivants capables d'améliorer la micro-flore intestinale, p. ex., les lactobacilles. Pour ce faire, ils doivent être consommés vivants, survivre à l'acide produit par l'estomac et être toujours vivants lorsqu'ils sont excrétés.

Proctalgie fugace
Élancements sévères au niveau du rectum/de l'anus. Plus fréquents chez l'homme que chez la femme.

Proctite
Inflammation de la muqueuse rectale généralement associée à une colite ulcéreuse. Elle peut également accompagner une infection à campylobacter, shigella et salmonella, ainsi que des infections vénériennes. La proctite radique est la complication la plus fréquente de la radiothérapie pelvienne. Elle survient fréquemment des années après le traitement. Les symptômes de la proctite sévère englobent une diarrhée aqueuse abondante, des saignements et un ténesme.

Proctocolectomie
Voir Colectomie.

Proctologie
Spécialisation traitant du diagnostic et du traitement des troubles du rectum et de l'anus.

Prolapsus (rectal)
Pathologie au cours de laquelle le rectum sort de l'anus, généralement à la suite d'un affaiblissement des tissus de soutien. Selon la sévérité de l'atteinte, un traitement chirurgical peut être indiqué.

Proximal
Au-dessus du point de référence (le côlon est proximal par rapport au rectum), p. ex., stomies en boucle ; l'extrémité distale va jusqu'à l'anus, l'extrémité proximale jusqu'à la bouche.

Colite pseudomembraneuse
Pathologie affectant principalement le côlon et le rectum. Elle est caractérisée par la formation d'une couche épaisse de plaques muqueuses blanches-jaunâtres à la surface du côlon.

On pense qu'elle est due aux toxines produites par la bactérie Clostridium difficile, associée à des formes graves de pathologies liées aux antibiotiques. La colite pseudomembraneuse peut devenir chronique ou récidiver et nécessiter une intervention chirurgicale (colectomie totale ou subtotale).

Psoriasis
Trouble cutané chronique et récidivant caractérisé par l'apparition de plaques écailleuses et blanchâtres de taille variable. Sa cause est inconnue. Il apparaît généralement sur les coudes, les genoux, le cuir chevelu et les ongles, mais il peut aussi survenir dans la zone péristomiale. Le psoriasis peut se déclencher (phénomène de Koebner) après une intervention chirurgicale ou une irritation chimique ou mécanique localisée. Un psoriasis actif peut empêcher l'adhérence de la poche, mais il peut être traité efficacement à l'aide de corticostéroïdes topiques.

Pus
Liquide épais de couleur jaune à verte apparaissant à l'endroit d'une infection active.

Pustule
Petite « ampoule » contenant du pus, apparaissant sur la peau.

Pyoderma gangrenosum
Trouble cutané ulcéreux, inflammatoire et rare. Les lésions peuvent prendre la forme d'un ou plusieurs nodules, papules ou pustules douloureux qui deviennent rapidement indurés et ulcérés.

Ces lésions, souvent étendues, sont surélevées et présentent une marge irrégulière de couleur rouge foncé à pourpre.

Le pyoderma gangrenosum péristomial (PPG) représente 4 % des problèmes cutanés liés à la stomie (Lyon 2001). L’ulcère établi est très douloureux et interfère presque toujours avec l'utilisation normale d'une poche de stomie.

Le PPG est associé à une maladie systémique, p. ex., maladie inflammatoire intestinale ou polyarthrite rhumatoïde, mais sa cause est inconnue. Il peut être traité à l'aide d'anti-inflammatoires topiques et/ou systémiques.

Qualité de vie
Capacité pour le patient de profiter de la vie selon ses critères et objectifs personnels.

Proctite radique
Voir Proctite.

Radiothérapie (DXT)
Thérapie à l'aide de rayonnements pénétrants. En cas de cancer du rectum, la radiothérapie peut être utilisée en fonction du stade et de la fixité. Un cycle court de radiothérapie est administré avant l'intervention afin de réduire le taux de récidive locale. Un cycle long de chimioradiothérapie est administré en pré-opératoire pour réduire les tumeurs rectales avant leur résection. La radiothérapie peut également être administrée en post-opératoire en tant que mesure adjuvante/définitive/palliative et en cas de contre-indication de la chirurgie.

Stomie enfoncée
Voir Stomie rétractée.

Stomie rétractée
Stomie dont la muqueuse se trouve sous le niveau de la peau, sur une partie ou la totalité de sa circonférence. La rétraction peut être causée par des difficultés/la technique chirurgicale, une malignité récidivante ou une prise de poids. La rétraction peut entraîner des problèmes d'étanchéité autour de la stomie, ce qui nécessite une évaluation approfondie par une infirmière stomathérapeute formée.

Rectum
Le rectum se trouve entre le côlon sigmoïde et le canal anal. Le rectum mesure 12 à 15 cm de long et sa fonction principale consiste à stocker les matières fécales. Il est généralement vide et collabé jusqu'au moment précédant immédiatement la défécation ; entièrement distendu, sa contenance est de 400 ml.

Rétraction
État d'une stomie dont la muqueuse se trouve sous le niveau de la peau, sur une partie ou la totalité de sa circonférence. La rétraction peut être causée par la technique chirurgicale ou des difficultés (p. ex., mobilisation médiocre de l'intestin et/ou tension excessive des sutures au niveau de la couche de fascia), un cancer récidivant ou une prise de poids.

La rétraction peut entraîner des problèmes d'étanchéité autour de la stomie, ce qui nécessite une évaluation approfondie par une infirmière stomathérapeute formée. Il existe divers produits pour la prise en charge de ce problème.

Chorion
Le chorion est la couche la plus externe du tractus GI. Il forme également la couche de tissu conjonctif (sous le péritoine viscéral) qui recouvre les structures de la cavité péritonéale.

Syndrome de l'intestin court
Désigne la malabsorption et la malnutrition consécutives à des résections étendues de l'intestin grêle.

Il survient lorsque la capacité et l'absorption de l'intestin grêle ont été détruites par une maladie ou la chirurgie. Si le côlon a été excisé en tout ou partie, les problèmes peuvent se compliquer. Les patients doivent subir une évaluation afin de déterminer une supplémentation alimentaire par voie orale, via une gastrostomie ou par nutrition parentérale complète.

Colostomie sigmoïdienne
Ce type de stomie est formée à partir de la partie sigmoïde du côlon. Elle se situe du côté gauche de l'abdomen et peut être une stomie terminale ou en boucle (voir Colostomie).

La colostomie sigmoïdienne peut être associée au délai le plus long avant le rétablissement d'un péristaltisme normal, bien qu'une flatuosité et des selles liquides soient parfois observées le troisième ou quatrième jour. Une défécation normale est constituée de selles formées et molles. Elle peut survenir entre cinq jours et quelques semaines après l'intervention.

Fonctionnement de la colostomie sigmoïdienne
Le fonctionnement de la colostomie varie normalement entre deux fois par jour et une fois tous les deux jours en fonction du régime alimentaire, de l'état général, du traitement médical et/ou de la pathologie sous-jacente.

Sigmoïdoscopie
Examen de la partie inférieure du gros intestin. Cet examen peut être effectué à l'aide d'un endoscope rigide ou souple. L'endoscope rigide permet de visualiser jusqu'à la jonction recto-sigmoïdienne. L'endoscope souple visualise jusqu'à l'angle gauche du côlon.

Nettoyants pour la peau
Ils sont disponibles sous différentes formes : liquides, lingettes, sprays et mousses. Il s'agit de préparations aqueuses pouvant présenter une teneur variable en lanoline, urée, propylèneglycol, parfums et colorants artificiels. Après utilisation, un rinçage à l'eau propre peut être nécessaire avant de replacer la poche.

Protecteurs pour la peau
Il existe deux types de protecteurs pour la peau.

Pellicules cutanées :
Elles sont disponibles sous différentes formes : lingettes, sprays, gels, liquides et sticks. Elles se composent de plastifiants tels que des copolymères à teneur variable en alcool isopropylique.

Protecteurs cutanés :
Ils sont également disponibles sous différentes formes : protecteurs cutanés, anneaux/rondelles, pâtes, barrettes, et poudres. Ils peuvent être composés de gomme karaya, de pectine, de gélatine, de carboxyméthylcellulose, polyisobutylène, de coton et de copolymères. Certaines formulations peuvent contenir de l'alcool.

Il est important de noter que toute préparation à base d'alcool entraînera une sensation de picotement ou de brûlure sur une peau irritée/lésée.

Constipation à transit lent
Probablement due à un trouble musculaire du côlon (inertie colique). Les options thérapeutiques englobent la prise de laxatifs, le biofeedback et la chirurgie.

Intestin grêle
L'intestin grêle, de 4 à 5 mètres de long, se constitue du duodénum, du jéjunum et de l'iléon.

Principal organe responsable de la digestion et de l'absorption de nutriments, il joue un rôle crucial dans la vie et la santé du patient.

Ulcère solitaire du rectum
Pathologie rare caractérisée par la présence d'un ulcère sur la paroi antérieure du rectum, résultant probablement de traumatismes répétés de la muqueuse. Elle est fréquemment associée à d'autres troubles du rectum, tels que le prolapsus et les troubles du plancher pelvien. Elle peut être causée par les efforts d'expulsion de selles dures en cas de constipation ou due à une cause externe telle que l'embout d'une poire de lavement ou à l'utilisation des doigts ou d'objets pour aider la défécation. Dans de rares cas, si un traitement conservateur est impossible, la chirurgie peut être indiquée.

Sphincter
Groupe de muscles entourant une ouverture du corps qui se dilatent ou se contractent afin de contrôler l'écoulement de liquide/selles par cette ouverture.

Stomie fendue
Voir Fistule muqueuse.

Sténose
Rétrécissement de la lumière de l'intestin ou de la stomie.

Sténose de la stomie :
Survient au nouveau du fascia ou de la peau. Elle peut être causée par une ischémie, un traumatisme, un sepsis péristomial, une rétraction, une cicatrice hypertrophique (consécutive à une séparation muco-cutanée), ou par un rétrécissement dû à la réparation d'une hernie péristomiale. Une dilatation manuelle peut être envisagée, en fonction de la cause. En cas d'échec, il peut être nécessaire de reformer la stomie afin d'éviter son obstruction.

Sténose intestinale :
Peut survenir au niveau de l'intestin grêle ou du côlon. Elle peut être causée par un sepsis, des adhérences, des cicatrices anastomotiques, une radiothérapie, ainsi que des pathologies telles que la maladie de Crohn, la diverticulite et un cancer. Un rétrécissement important nécessitera une évaluation chirurgicale pour éviter une occlusion complète.

Stents
Tube (généralement en métal ou en plastique) introduit dans un vaisseau ou un passage (p. ex., intestin, urètre, canal cholédoque) afin de soulager ou de prévenir une obstruction.

Perforation stercorale
Désigne une perforation du côlon consécutive à une impaction fécale sévère, nécessitant une intervention d'urgence.

Stomie
Mot dérivé du latin et signifiant « bouche ». Désigne une nouvelle ouverture pratiquée dans le corps.

Voir Iléostomie, Colostomie ou Urostomie.

Dispositifs pour stomie
Terme collectif désignant les poches portées au-dessus d'une stomie. Ils se divisent généralement en trois catégories :

Dispositifs fermés, généralement portés au-dessus d'une colostomie.
Dispositifs vidangeables pour des déchets plus liquides et en cas d'iléostomie.
Dispositifs vidangeables munis d'un robinet pour une vidange aisée en cas d'urostomie.

Toutes les catégories de dispositifs sont disponibles en version 1 pièce et 2 pièces. Dans la version 1 pièce, la poche intègre le protecteur cutané. La version 2 pièces comporte une poche détachable du protecteur cutané. La personne stomisée peut ainsi remplacer la poche sans retirer le protecteur cutané.

Voir Protecteur cutané, Poche.

Bouchon de stomie
Le plus petit modèle de poche fermée. Il peut être porté après une irrigation de colostomie, pendant les rapports sexuels ou pour prendre un bain. Très utile pour la prise en charge d'une fistule muqueuse.

Complications de la stomie
Les complications possibles englobent la nécrose de la stomie, la séparation muco-cutanée, le prolapsus, le granulome, la rétraction, la sténose, la lacération (traumatisme) et la hernie parastomiale.

Pour les complications péristomiales, voir Tête de méduse, Dermite allergique de contact, Dermite irritative (chimique), Érythème, Macération, Érosion, Ulcère, Granulomes, Folliculite, Pyoderma gangrenosum, et Dermite papillomateuse chronique.

Nécrose de la stomie
Une nécrose survient en cas de circulation de sang insuffisante dans la stomie. Cela peut être dû à une dissection excessive du mésentère, à une traction du mésentère (due à une distension abdominale ou à une obésité), ou à un œdème sévère de l'intestin (après une manipulation de l'intestin ou son exposition à l'air).

La nécrose se manifeste par une coloration noire ou brun foncé de la stomie, qui paraît sèche et ferme.

Elle sera généralement observable dans les 24 heures suivant l'intervention, mais nécessite une surveillance attentive pendant les 3 à 5 jours suivant l'intervention. Si la zone nécrosée s'étend sous le fascia, une réintervention immédiate sera requise.

Estomac
L'estomac est un organe en J extensible situé dans le quadrant supérieur gauche de l'abdomen. Sa taille varie selon son degré de remplissage. D'une capacité d'environ 1 l, il fait 25 cm de long et 10 cm de large.

L'estomac sert de réservoir à la nourriture ingérée, qui y demeure 3 à 5 heures.

Les nutriments consommés se mélangent aux sucs gastriques afin de former un chyme semi-liquide en préparation du principal processus digestif, qui a lieu dans l'intestin grêle. Une autre fonction importante de l'estomac est la sécrétion du facteur intrinsèque nécessaire à l'absorption efficace de la vitamine B12 dans l'iléon terminal.

Hémorragie stomacale
Une hémostase post-opératoire inadéquate, une hypertension portale, un traumatisme de la stomie ou une maladie récidivante (syndrome du côlon irritable, Pyoderma gangrenosum, polypes, diverticule ou cancer) peuvent entraîner le saignement de petits vaisseaux de la muqueuse stomacale, du mésentère ou au site de sortie de la stomie sur l'abdomen.

Lacération de la stomie
Traumatisme accidentel ou intentionnel de la stomie. Peut apparaître sur la stomie sous la forme d'une bande blanche/jaune ou d'un renfoncement rouge. La lacération peut être causée par une taille inadéquate de l'ouverture du protecteur cutané, qui peut couper ou irriter la muqueuse de la stomie.

Stomatite
Désigne l'inflammation de la stomie, mais peut s'étendre à l'ensemble du tractus gastrointestinal. Généralement observée comme effet indésirable temporaire de la radiothérapie ou de la chimiothérapie.

Strangulation intestinale
Désigne un segment d'intestin dont l'irrigation sanguine est perturbée, ce qui peut entraîner un infarctus et une perforation. Le processus de strangulation commence par une occlusion intestinale partielle à la suite d'une pression externe (tumeur, hernie, adhérences) ou d'une torsion (volvulus), qui entraîne un œdème de la paroi intestinale, empêchant à son tour le retour veineux.

Colectomie subtotale
Voir Colectomie.

TAR (résection trans-anale)
Intervention chirurgicale palliative utilisée pour contrôler les tumeurs rectales inopérables ou si une intervention majeure est contre-indiquée. L'intervention nécessite l'utilisation d'un instrument endoscopique pour extraire le centre d'une tumeur rectale.

TEM (microchirurgie endoscopique trans-anale)
Traitement chirurgical des tumeurs du rectum au stade précoce. L'utilisation d'un grand endoscope par voie rectale permet l'excision de la tumeur complète directement depuis la paroi rectale.

Ténesme
Besoin persistant et impérieux de déféquer ou impression de ne pas pouvoir déféquer complètement. Ce symptôme peut être ressenti par les personnes atteintes d'un cancer du rectum bas.

TME (excision mésorectale totale)
Intervention chirurgicale pour le cancer du rectum. Le mésorectum est une couche de tissu adipeux entourant le rectum. Cette intervention doit être réalisée par un spécialiste de la chirurgie colorectale, mais elle permet de réduire le taux de récidive locale et d'améliorer le taux de survie. Cette opération nécessitera fréquemment une stomie de dérivation.

TNM (tumeurs, ganglions lymphatiques et métastases)
Outil de classification permettant de décrire le stade et la sévérité des tumeurs colorectales.

Colectomie totale
Voir Colectomie.

Côlon transverse
Le côlon transverse fait environ 45 cm de long. Il s'étend de ses deux points fixes : de l'angle hépatique à l'angle gauche du côlon, afin de relier les côlons ascendant et descendant.

Colostomie transverse
Ce type de stomie est formée à partir de la partie transverse du côlon. Elle est généralement positionnée dans le quadrant supérieur droit de l'abdomen et peut prendre la forme d'une stomie fendue ou en boucle. Les colostomies transverses en boucle sont généralement surélevées pour des raisons symptomatiques/palliatives. En raison de la position de ces stomies (qui se trouvent hors du muscle droit), l'herniation et le prolapsus sont des complications fréquentes.

Fonctionnement de la colostomie transverse
Une colostomie transverse commence généralement à fonctionner le troisième ou quatrième jour après l'intervention. L'émission de selles peut être variable en fonction de son emplacement dans le côlon ainsi que du régime alimentaire, de la pathologie sous-jacente et de l'état général. La prise en charge de la stomie peut donc nécessiter l'utilisation d'une poche fermée ou vidangeable. Des anneaux ovales de grande taille peuvent également être requis pour s'adapter à des stomies de grande taille ou irrégulières.

Ulcère
Désigne généralement un défaut de la peau parastomiale s'étendant à la couche sous-cutanée. Des ulcères peuvent parfois être observés sur la muqueuse de la stomie. Dans ce cas, ils apparaissent généralement en réaction à une maladie de Crohn active.

Colite ulcéreuse
Maladie inflammatoire intestinale touchant le côlon mais pas l'intestin grêle.

Échographie
Scintigraphie non invasive de l'abdomen, utilisant des ultrasons pour former une image des organes internes et des anomalies de l'abdomen.

Sphincter urétral
Mécanisme musculaire contrôlant la rétention et l'émission d'urine par la vessie. Il existe deux sphincters urétraux :

Le sphincter interne : une partie de la paroi musculaire de la vessie agit comme sphincter urétral interne et empêche l'urine de quitter la vessie pour entrer dans l'urètre Ce sphincter n'est pas volontaire, il est contrôlé automatiquement (mouvement involontaire) par le cerveau.

Le sphincter externe : une couche de muscles, appelée diaphragme urogénital, soutient le contenu du bassin et agit comme sphincter urétral externe. Il constitue une deuxième barrière à la fuite d'urine. Le contrôle de ce sphincter est volontaire.

Voies urinaires
Les voies urinaires sont composées des reins, des uretères, de la vessie et de l'urètre. Les reins sont des organes rouges brunâtres, en forme de haricots, d'environ 12 cm de long. Ils se situent de part et d'autre de la colonne vertébrale. Ils excrètent les déchets sous forme d'urine et régulent l'équilibre hydrique et électrolytique. Les uretères transportent l'urine des reins vers la vessie.

Les uretères sont des organes tubulaires de 24 à 30 cm de long et d'environ 3 cm de diamètre, qui passent du pelvis rénal aux orifices des uretères de la vessie.

La vessie est un organe creux tapissé de muscles situé dans le bassin. Elle sert de réservoir pour l'urine. Sa forme varie en fonction de la quantité d'urine contenue.

L'urètre s'étend du col vésical au méat externe. Son mécanisme de sphincter permet à la fois d'empêcher les fuites urinaires entre deux mictions et de servir de conduit pendant la miction.

Urine
Déchets excrétés par les reins. Elle contient de l'urée, de l'acide urique et de la créatinine, des sels et des pigments. L'alcalinité ou l'acidité de l'urine est exprimée par la valeur de pH (7 = pH neutre). Les reins jouent un rôle important dans l'équilibrage de l'acidité de l'organisme. L'urine doit être un liquide limpide et ambré, généralement légèrement acide.

Urostomie (conduit iléal/intervention de Bricker)
Ce type de dérivation urinaire nécessite de déconnecter les uretères de la vessie et de les connecter à un segment isolé de l'iléon (ou au côlon pour former un conduit colique). L'extrémité distale de l'iléon est sortie à un endroit prédéterminé, généralement à droite de l'abdomen, afin de former une stomie urinaire. Une poche d'urostomie est alors mise en place pour recueillir l'urine.

Lors de l'intervention, un cathéter ou des stents urétraux (à travers les uretères et jusqu'à la poche de stomie) sont mis en place pour stabiliser l'anastomose et empêcher la sténose et l'obstruction pendant la phase postopératoire initiale. Après 7 à 14 jours, ces stents urétraux sont retirés ou peuvent se détacher d'eux-mêmes. Les reins produiront constamment de l'urine. Il est donc possible que le conduit iléal fonctionne immédiatement.

Fonctionnement de l'urostomie
Une urostomie produit une urine normale, dont le volume varie selon la quantité de liquide ingérée. On conseille au patient portant une urostomie de boire 1 800 à 2 500 ml de liquide par jour. Une consommation suffisante de liquide est indispensable à la prévention des complications, notamment les infections des voies urinaires et la formation de calculs.

Volvulus
Désigne une rotation et une torsion de l'intestin, généralement au niveau du côlon sigmoïde. Un volvulus peut apparaître chez les personnes présentant une constipation de longue durée ou un abus chronique de laxatifs, le côlon s'élargissant, s'allongeant et devenant relativement atone. Il est généralement possible de décompresser et de dérouler l'intestin en y passant un tube rectal (flatuosité), mais un volvulus récidivant peut nécessiter une intervention (résection sigmoïdienne ou Hartmann).

Support protecteur
Protecteur d'un dispositif pour stomie à 2 pièces. Constitué d'un protecteur cutané adhésif avec un trou prédécoupé, il est placé au-dessus de la stomie et adhère à la peau. Le support présentera également un système de fixation permettant d'y fixer la poche. Cela permet de remplacer fréquemment la poche sans retirer le support. Ce dernier peut rester en place pendant 3 à 7 jours en moyenne.

Le terme « support » désigne également une feuille de protection (généralement hydrocolloïde) utilisée comme barrière cutanée pour la prise en charge de la stomie.